mardi 6 juillet 2010

Musique : Nine Eleven - City Of Quartz


Salut à tous !

Aujourd'hui je voulais vous parler d'un groupe Punk Hardcore français assez transcendant pour peu que l'on aime le style, c'est donc l'album City Of Quartz du groupe Nine Eleven qui sera l'objet de cette chronique.

Précisons d'abord qu'en règle générale, le Hardcore ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, sortis de quelques groupes comme Comeback Kid, ou plus récemment Defeater qui font exceptions dans mes goûts musicaux, le manque de réelles mélodies ( vocales surtout ) a toujours été une des raisons pour lesquelles je n'ai jamais vraiment adhéré à ce courant musical.

Je vais de ce pas casser l'effet de surprise, et j'affirme que ce City Of Quartz me prouve que sur ce point j'ai tort et qu'il y a certains aspects dont il faut parfois faire abstraction sous peine de passer à côté d'une pièce maîtresse d'un genre.

Petit rappel avant toute chose, le nom du groupe n'a rien à voir avec les attentats américains du 11 Septembre 2001, mais plutôt avec le coup d'état Chilien de Pinochet le 11 Septembre 1973 ( pour plus d'informations Google est votre amis ) le nom du groupe est une référence parmis d'autres, car le groupe ne manque pas de culture et n'hésites pas à aller piocher des éléments dans différents registres.

Avant d'entamer le tour du propriétaire musicalement parlant, attardons nous sur l'artwork de cet album en tous points superbe. Effectivement, avec cet Album, Nine Eleven prouvent qu'ils ne font pas " que " de la musique, le titre de l'album City Of Quartz est une référence au livre du sociologue américain Mike Davis : City of Quartz : Excavating The Future In Los Angeles ( là encore il se serait trop long de développer toutes les références sur lesquelles le quintet s'appuie je vous invite donc à vous renseigner par vous même ).
La pochette de l'album n'est autre qu'un portrait de Frances Farmer, actrice américaine des années 35-40 qui finira jugée, puis enfermée dans un asile, déclarée folle et qualifiée de communiste.

C'est donc sur le titre éponyme City Of Quartz que l'album débute, un riff de guitare se répète, une ambiance glauque, malsaine poignante, mais qui nous prend aux tripes va s'installer durant les 36 minutes de la galette, le chant de Romain, se montre particulièrement dérangé et colle totalement à cette ambiance musicale, à propos du chant, celui ci ne se montre donc jamais mélodique, faisant place à des plans hurlés vraiment convaincant, n'écoutez pas ceux qui diront que Nine Eleven ce n'est que du bruit et des cris, alors certes on aime ou on déteste, mais il faut reconnaitre que cet exercice nécessite une très grande technique vocale qui n'est absolument pas à la portée de tous, même si il est vrai que parfois plus de nuances, et de mélodies, n'auraient pas été pour me déplaire.

On a droit à des plans de guitares et de batteries tantôt rapides, tantôt lents, selon le discours abordé, mais quoi qu'il en soit, la totalité de l'album se montre vraiment très sombre, et lourde mais toujours très bien orchestrée, chaque riff est une claque, chaque coup de grosse caisse résonne dans notre cage thoracique, derrière chaque moment de calme se cache un déluge ( The Quick And The Dead, Sen, The Story Of Our Life ... ).

Rarement un album n'aura su faire passer, et maîtriser un fil rouge tout au long de sa durée, pour preuve le final de Story Of Our Life, dernier morceau de l'album réutilisera le riff d'introduction de City Of Quartz, pour boucler la boucle en quelque sorte.

Le textes de ce City Of Quartz ne sont pas en reste, et écouter l'album sans essayer de comprendre le sens des paroles serait un grave erreur, encore une fois Nine Eleven ce n'est pas que de la musique. Bien loin des textes maintes fois entendus dans une tripotée de groupes du genre ( j'entends par là amitié, fraternité, engagements politiques ...) qu'on adhère ou non à ces concepts, et ces principes fondamentaux du Hardcore, on ne peut nier que le tout est vraiment très bien écrit, l'exemple le plus probant sera sur le morceau Sen ( dont je ne saurais que trop vous conseiller d'aller voir le clip sur youtube ) où les paroles ( ainsi que le clip justement ) s'inspirent de 3 films qui sont le Voyage de Chihiro, film d'animation de
Hayao Miyazaki, du Labirynthe de Pan, un film de Guillermo Del Toro dans lequel une petite fille tente de s'évader dans un monde fantastique pour échapper à l'horreur et l'opression du régime de Franco, et de Freeway, une sorte de remake complètement déjantée, et bien entendu plus sombre, du Petit Chaperon Rouge.

Pour finir la production de cet album, signée Loko Studio se montre exemplaire, et ne souffre aucunement d'une comparaison avec n'importe quel groupe venu des USA, et quand on voit le nombre de dates internationales qu'a effectué le groupe, pour assurer la promotion de cet album, on comprend que le groupe a vraiment pris de l'ampleur.

Supérieur en tous points à leur précédent album Use Your Desillusion ( que je n'avais personnellement pas vraiment apprécié ) Nine Eleven frappe un très grand coup avec cet album, dans lequel rien n'est fait à moitié, tout semble réellement sincère, et surtout tout fait preuve d'une très grande cohérence ainsi que d'une grosse maîtrise, et rien que pour ça City Of Quartz vaut le détour, mais ce dernier avance tellement d'autres arguments de poids qu'il serait vraiment dommage de passer à côté.

Ma note : 19/20

écoutez et procurez vous l'album ici :

http://www.myspace.com/nineeleven

Pour visionner le clip de Sen et lire les paroles :

http://www.youtube.com/watch?v=Yg7OjA-aQZg

lundi 5 juillet 2010

Musique : Mute - The Raven


Salut à tous !

2ème chronique aujourd'hui, toujours musicale, et toujours sur du Punk Rock, mais cette fois, c'est un groupe de Québec dont je souhaitais parler.

Mute est un quatuor de Punk Rock alliant technique puissance vitesse et mélodie, bref, Mute est un groupe qui vaut vraiment le détour, aussi bien sur CD qu'en live d'ailleurs.

S'inspirant des pionniers du genre tel que Belvedere, This Is A Standoff, A Wilhelm Scream, Rise Against, ou Satanic Surfers, le groupe a commencé à faire un gigantesque Buzz depuis 1 an avec la sortie de cet album, The Raven et il me semblait évident de parler de ce CD qui est très certainement ma plus grosse claque de l'année.

Cette claque, elle commence dès le 1er morceau Apocalypse Soon, on assiste donc à un tempo rapide, une batterie remarquable ( et sans double pédale s'il vous plait ! ) un gros son de basse et une combinaison absolument hallucinante des 2 guitares, soutenue par le chant lead d'Etienne le batteur, mais aussi de Jean-Philippe, le bassiste sur certains morceaux.

Alors autant le dire tout de suite si vous êtes allergique aux groupes que j'ai pu citer plus haut, si les solos de guitare monstrueux vous donnent la migraine, Mute ne sera très certainement pas fait pour vous ... Après tout il en faut pour tous les goûts.

Pour les autres, vos oreilles auront droit à un florilège de hits durant les 12 morceaux de la galette, c'est bien simple, tout est superbement bien orchestré, les lignes de chants à 1, 2 ou parfois 3 voix sont toujours maîtrisées, sans problème d'accent, puisque bien entendu les 4 gaillards ont une parfaite maîtrise de la langue de Shakespeare. Les musiciens en herbe en seront presque frustrés tellement les 4 québécois débordent de talent.

Ainsi, chaque titre fait mouche, sans impression de déjà entendu, les morceaux s'enchaînent et le sentiment de jouissance pour l'auditeur n'est que grandissant au fur et à mesure des morceaux, c'est énergique, mélodieux, Marc-Antoine et Judas, les 2 guitaristes se font vraiment plaisir, et sortent des riffs tout simplement jubilatoire par cartons ( l'enchaînement des 3 morceaux Atrophied, Burning Wreck, Glass Bones, vraiment incroyable ).

C'est l'excellent morceau Kings Of Spades qui viendra clôturer cet album avec un final à la hauteur du reste l'album, la seule chose qui nous viendra à l'idée après l'écoute de cet effort c'est : encore ! On s'empressera donc de le réécouter encore, et encore, en attendant leur prochain CD, et mon petit doigt me dit qu'il ne devrait plus tarder à arriver.

Vous l'aurez compris Mute s'adresse à un public d'initiés, passé ce constat, vous pouvez vous jeter sur cet album les yeux fermés, je vous garantis que vous ne serez pas déçus, et c'est bien simple, pour ma part il ne s'est pas passé une seule semaine en 1 an sans que je n'écoute The Raven, et cela toujours avec autant de plaisir. à écouter d'urgence donc, et à aller voir en live, si vous en avez l'occasion !

Ma note : 20/20 car un album d'une telle qualité, le mérite amplement.

pour écouter ou vous procurer l'album :

www.myspace.com/mutepunkrock

dimanche 4 juillet 2010

Musique : Hogwash - Sticker Paralysis


Salut à tous !

Pour ma 1ère chronique j'ai décidé de parler de musique, et d'un groupe français qui plus est !

Personnellement quand j'écoute du Punk Rock Mélodique, mes goûts tournent presque toujours autours de groupes américains, anglais, canadiens... La raison est simple, ces derniers ont un son, une identité, et un savoir faire que nous, français, avons du mal à reproduire ( tant mieux dirons certains ).

Du coup,mis à part quelques grands noms comme Uncommonmen from mars, on se retrouve très souvent avec des copies de groupes comme Blink 182, l'originalité en moins ...

Et bien justement, les parisiens d'Hogwash ne font pas partis de ceux là. Je dois dire que je j'attendais ce nouvel album au tournant après avoir beaucoup écouté ( et apprécié de surcroit ) leur dernier effort Old's Cool New's Cool qui commençait un peu à dater.

Le ton est donné avec le 1er morceau : This Is Not A Method ( This Is A Provocation ) avec une intro au piano, puis les guitares et la batterie sont lâchées, le rythme s'accélère pour ne jamais baisser durant la totalité du CD.

Ca joue donc très vite, et bien, Rafik et Florian, se partagent le chant lead, l'accent anglais est impeccable avec 2 voix vraiment complémentaires, certains passages s'effectuent à 1 voix, mais très souvent - et c'est certainement ce qui fait leur force - les 2 voix se superposent, régulièrement soutenues par les choeurs de Victor, le Bassiste du groupe.

Parlons de la basse justement, toujours bien calée, maîtrisée, avec de bons grooves bien sentis ( Round One Fight, Home Is Where The Start Is ) , mais aussi des moments plus discrets, pour faire place aux mélodies des guitares, qui elles, ne sont pas en reste non plus, comme pour les voix, on assiste à une complémentarité entre la rythmique et la guitare solo, qui donnent de très bons riffs, accrocheurs, qu'on retiendra facilement, avec quelques petits solos par ci par là ( la délirante Simple Jack, clin d'oeil au film Tropic Thunder ? ) sans jamais tomber dans la surenchère, et c'est une qualité.

Le tout est soutenu par une batterie rapide, maîtrisée également, avec de bons breaks très intéressant, et originaux qui plus est ( The Fall, Round One Fight, Donna) ainsi qu'une utilisation modérée de la double pédale ( Rappelons que ce n'est pas un groupe de Metal ).

Ainsi, les titres de l'album défilent et on a l'impression de n'écouter que des tubes, les morceaux sont tous très cohérent, et les 4 français n'ont pas grand chose à envier aux groupes américain, que ce soit dans la composition de leurs morceaux, que dans la qualité de production de la galette. C'est bien simple une ambiance très Californienne se dégage des 13 titres de l'album ( entendez par là, port de lunettes de soleil obligatoire durant l'écoute ) écoutez le morceau Safety Buzz, à base de " You've got to runaway " et vous comprendrez.

Ici, point de ballade, de morceau taillé pour des passages radios, on sent bien que le groupe se fait plaisir et compose la musique qu'il aime, sans succomber à une quelconque mode et c'est suffisamment rare de nos jours, pour être signalé.

En bref, après une 10aine d'écoutes je n'ai toujours pas trouvé de morceau à jeter, tant l'album est de qualité, mention spéciale au morceau Round One Fight qui reste mon préféré, avec toutes ses subtilités, ses riffs de guitares catchy, ses parties batteries vraiment plaisante à écouter, ses passages de basse bien groovie, et encore une fois la très bonne complémentarité des voix.

Vous l'aurez compris, Sticker Paralysis est un album qui envoi du lourd, très lourd même et il serait vraiment dommage de passer à côté si vous êtes un afficionados du genre. Si c'est votre cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire

Ma note : 18/20

pour écouter quelques extraits, ou l'acheter, ça se passe ici :

www.myspace.com/hogwash

Bienvenue à tous !

Alors pour commencer, merci de venir lire ces quelques lignes que je pourrais écrire.

Le principe de ce blog est de publier de petites chroniques, au sujet de choses que j'ai aimé, ou non ( dans ce cas se sera plus rare ), à travers divers sujets : Musique ( Albums, Concerts, Clips ... ), Cinéma, Jeux Vidéos... la liste n'est pas exhaustive, on verra ce qui me passe par la tête.

N'étant pas quelqu'un de très assidus ( mais vous le savez probablement déja ) je posterais quand j'aurais le temps, l'envie, et la motivation surtout, j'essayerais tout de même d'écrire au moins 2 articles par mois, dans la mesure du possible.

Je n'ai rien à vendre ici donc je vais m'efforcer d'être le plus sincère possible concernant mes critiques, après n'oubliez pas que mon avis n'engage que moi.

Enfin, si jamais ce blog parvient jusqu'à vous, et que vous aimeriez que je parle de quelque chose en particulier ( l'album du groupe dans lequel vous jouez etc ... ) n'hésitez pas, à m'envoyer un petit message ou un petit commentaire, et j'essayerais de le faire, dans la mesure du possible !

Bonne lecture à tous !